Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond. Hehaka Sapa

vendredi 11 septembre 2026

A propos du 11 Septembre 2001

(écrit en Février 2009) 

« Le président américain Barack Obama a rendu hommage vendredi 13 février 2009 à Beverly Eckert qu'il avait reçue la semaine dernière à la Maison Blanche avec un groupe de familles des victimes du 11-Septembre. »

 

 « Beverly Eckert se rendait jeudi à Buffalo, dans le nord-est des États-Unis, pour commémorer ce qui aurait dû être le 58e anniversaire de son mari Sean Rooney, décédé dans l'attentat contre le World Trade Center. »

  «Elle est avec lui, maintenant» 

 Mme Eckert a été tuée le 12 février 2009 dans la catastrophe aérienne qui a coûté la vie à 50 personnes jeudi soir lorsqu'un turbopropulseur en provenance de New York s'est écrasé sur une maison peu avant son atterrissage prévu à l'aéroport de Buffalo. "Nous savons qu'elle était à bord. Elle est avec lui, maintenant", a déclaré sa soeur, Sue Bourque, au quotidien Buffalo News. 

Mme Eckert était membre d'un mouvement de familles du 11-Septembre qui militait pour un approfondissement de l'enquête sur les attentats et pour la construction d'un monument à la mémoire des victimes. Elle avait été reçue à ce titre par M. Obama. Beverly Eckert est décédée dans l’accident d’avion de Buffalo

14 février, 2009 by Spotless Mind REOPEN 911

 Beverly Eckert, veuve d’une victime du 11 Septembre, a péri dans le crash de l’avion à Buffalo jeudi soir. Après avoir mystérieusement disparu des écrans radar, le Vol 3407 de Continental Airlines s’est écrasé, apparemment en flammes, sur une maison dans l’État de New York, faisant 50 morts – les 49 personnes à bord plus une victime au sol – dans l’un des accidents les plus meurtriers de l’histoire récente de l’aviation aux États-Unis.

 Beverly Eckert se rendait à Buffalo pour commémorer ce qui aurait dû être le 58e anniversaire de son mari Sean Rooney, décédé dans l’attentat contre le World Trade Center. En 2003, Beverly Eckert avait refusé l’indemnité de 1,8 millions de dollars que lui proposait le gouvernement en échange de l’abandon de toute poursuite 

 "Mon silence ne peut pas être acheté". 

 Elle était devenue membre du "9/11 Family Steering Committee", un mouvement de familles de victimes du 11 Septembre (dont faisaient partie les "Jersey Girls"), qui avait réclamé et obtenu la création en 2004 de la Commission d’enquête sur le 11/9, malgré la résistance de l’administration Bush (1). Beverly avait suivi de près le travail de la Commission sur le 11/9 en tant qu’observatrice et, plus tard, avait fortement critiqué son rapport final (2) : Les familles des victimes du 11 Septembre sont furieuses de ce qu’elles appellent les manquements de la Commission sur le 9/11 à enquêter sur un désastre qui a coûté la vie à 2700 personnes. "Aujourd’hui c’était de la blague," a dit Beverly Eckert, veuve, en parlant de la deuxième journée d’audience où on a vu un paquet bien emballé présenté par les officiels de la ville sur les attentats du World Trade Center. (Article dans le New York Post "Kin Fury Boils Ovrer" le 20 avril 2004)  

Depuis, sans être pour autant membre du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9, elle n’avait cessé de faire ses propres recherches sur les attentats et de réclamer justice pour les familles de victimes.

 C’est au titre de représentante de ces familles qu’elle avait été reçue par Obama la semaine dernière. "Elle était devenue une infatigable porte-parole de ces familles dont les vies ont changé à tout jamais un jour de septembre", a déclaré le président lors d’un discours à la Maison-Blanche. "Je prie pour que sa famille trouve paix et réconfort dans les jours difficiles qui s’annoncent" 

Merci à Beverly Eckert pour son courage et son engagement. 

 

 Alison Des Forges, 

 née le à Schenectady (États-Unis) est morte le 12 février 2009 à Buffalo, est une historienne américaine considérée comme l'une des meilleures spécialistes du génocide des Tutsi.  

Hommage à Alison Des Forges, 

 10 ans après Cette championne des droits humains a écrit l’ouvrage de référence sur le génocide rwandais intitulé « Leave None to Tell the Story » (« Aucun témoin ne doit survivre ») 

Ida Sawyer (Directrice de division Crises, conflits et armes ) 

 "Il y a dix ans aujourd’hui, notre collègue bien aimée Alison Des Forges mourait dans l’accident du vol 3407 reliant Newark à Buffalo, où elle résidait. Alison s’était récemment rendue en Ouganda pour rencontrer son équipe de chercheurs dont, pour mon plus grand bonheur, je faisais partie. Une collègue et moi venions juste de finir de documenter une série de massacres perpétrés par l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) commandée par le chef rebelle ougandais Joseph Kony. Pendant son séjour à Kampala, Alison nous avait aidées à mettre la dernière touche à notre rapport sur ce qui allait être connu sous le nom de « Massacres de Noël ». Alors qu’elle en examinait les éléments, je me souviens qu’elle m’avait conseillé de laisser l’horreur des histoires, et les voix des victimes, s’exprimer d’elles-mêmes.  Alison était un pilier de la division Afrique de Human Rights Watch, où elle a travaillé en tant que conseillère senior et dirigé nos travaux sur les Grands Lacs pendant près de deux décennies. Toujours pleine de sagesse et d’inspiration, elle nous a montré combien il importe d’être humble, respectueux, discret, persistant et attentif aux détails quand on documente des abus ou quand on confronte des auteurs d’exactions. Elle ne perdait jamais de vue que l’essence même du travail de défense des droits humains est d’être soi-même humain. Elle s’enquérait au sujet de nos familles, riait souvent et reconnaissait la dignité des survivants ainsi que des personnes soupçonnées de violations des droits. Alison est surtout connue pour son travail sur le Rwanda. Au cours des mois précédant le génocide de 1994, elle avait perçu les dangers d’une explosion de violence planifiée, alerté la communauté mondiale et exhorté à l’action préventive." 

 "Alors que le génocide se déroulait, et après, Alison a prêté l’oreille à d’innombrables récits et documenté les violences de masse – ainsi que l’indifférence de la communauté internationale et son inaction."

Son livre de 789 pages, intitulé « Leave None to Tell the Story » (« Aucun témoin ne doit survivre »), s’est imposé comme le document de référence sur le génocide. Par la suite, elle a plaidé pour que les responsables de ces violences soient traduits en justice, comparaissant en tant que témoin et expert dans 11 procès pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, dans trois procès en Belgique et dans d’autres procès en Suisse, aux Pays-Bas et au Canada.

 " Indéfectiblement impartiale, Alison affirmait inlassablement que les forces rebelles du Front patriotique rwandais (FPR), qui ont défait le régime génocidaire, devraient elles aussi être amenées à rendre des comptes pour leurs crimes, notamment les meurtres de milliers de civils pendant et juste après le génocide. L’engagement de principe d’Alison en faveur d’une justice crédible pour les victimes de tous les crimes a abouti à son interdiction de séjour dans le pays en 2008 par le gouvernement rwandais dominé par le FPR.  Depuis le décès d’Alison, d’importants progrès ont été accomplis dans les efforts pour traduire les responsables du génocide en justice, y compris d’anciens responsables gouvernementaux de haut rang et d’autres personnages-clé instigateurs des massacres. "

 "Cependant, très peu de membres du FPR ont été amenés à rendre des comptes pour les crimes de guerre t crimes contre l’humanité qu’ils ont commis. "

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