Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond. Hehaka Sapa
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mercredi 27 juillet 2011

Germer





Ma conclusion en ce qui concernait la droite me semble tout à fait manquer de tact. C'est vrai : tout un laïus à propos de simples concepts géométriques, et puis voilà que, tel un cheveu sur la soupe, arrive une phrase carrément hors sujet, sans aucune explication.

Mais c'est comme ça !

Les mots n'ont pas toujours la sagesse qu'on croit et il leur arrive parfois de nous jouer des tours. Les langages sont des espaces virtuels dans lesquels notre conscience cherche depuis le début des temps à exprimer ce qu'elle comprend du réel. Si je dis «le monde réel», je cherche à exprimer la partie réelle du monde, si je dis «le monde virtuel», je parle d'autre chose que du réel, mais mes deux paroles sont virtuelles. Il reste que le virtuel de mes paroles ne l'est qu'au niveau du sens , car si je parle, je fais réellement vibrer l'air qui m'entoure et ceux qui m'écoutent réalisent ce que j'exprime par le mode vibratoire le plus simple qui soit : l'air en mouvement. Si au lieu de le dire je l'écris, l'impact sera différent mais il existera car le sens des mots percute l'oeil et l'esprit de celui qui les comprend et produit presque le même effet quoique l'espace vibratoire utilisé ne soit pas le même.

- Quel est alors l'espace utilisé ? (se dit alors le lecteur étonné) L'espace lumineux. Les mots sont lisibles grâce à la lumière. Allez lire sans lumière et vous verrez la différence.

J'ai donc écrit : 'tout est vibration'.

Le tout, c'est quoi au juste ? J'ai montré comment notre support planétaire accomplissait l'année à la vitesse moyenne de 109.000 km/h, sans même faire de halte au nouvel an...

On connaît le simple mouvement diurne qui nous permet de dormir la nuit et de bâtir le jour, nous, les maçons.

Le soleil doit certainement accomplir son propre cycle dans la galaxie autour d'un point qui lui aussi évolue en spirale sans nous demander notre avis. C'est comme ça !

Et ses rayons (longs de 153 millions de kilomètres) nous parviennent en quelque minutes de notre temps puisque naviguant à la vitesse de la lumière, et que même à cette vitesse, il faut un certain temps pour franchir une certaine distance.

Ce décalage me permet de constater en passant que l'image que j'ai du soleil a en permanence sept minutes de retard. Peu de choses, mais à y réfléchir, c'est un phénomène qui peut étonner. Je reviens au bon vieux sol de notre planète. Que fait il de cette lumière qui lui parvient jour après jour, comme un bombardement très particulier ?

Notre bon vieux sol s'est équipé de longue date de ce que nous nommons la végétation. Cette végétation qu'on laisse au loin de nos cités végéter sans état d'âme est le principal élément de la vie. On en parle en disant : «la nature», excluant de ce fait notre personne physique du contexte naturel, excluant aussi par le fait même tout ce que l'humain a réalisé et qui n'est donc pas naturel

Sans cet élément, pas d'oxygène, mais aussi pas de nourriture aux herbivores, donc pas d'herbivores, et par voie de conséquence, pas non plus de carnivores. Le désert, quoi. Car le premier rôle de la végétation est d'utiliser la lumière pour exister.

Et comment ?

Par la photosynthèse, évidemment.

Et nantis de cette réponse (que le dictionnaire décrit mieux que moi, ou tout bon ouvrage sur le sujet) nous pensons avoir compris le comment de la question...

Troublante erreur !

Si tout le monde est d'accord pour dire que c'est par la photosynthèse que la plante verdit et existe, personne ne dit comment il se fait que des particules solaires lancées à la vitesse de la lumière peuvent se trouver freinées par de simples feuilles toutes fragiles et se transformer en matière vivante comestible.

Dans chaque phénomène de digestion réside un secret. Celui-ci est le premier de tous : ni les animaux ni les hommes ne transforment la lumière. C'est le rôle du règne végétal.

Absorbant le spectre lumineux, il en rejette la couleur verte, seule fréquence indigeste, peut-être, en tout cas c'est par sa présence que nous constatons que les plantes vivent, croissent et se multiplient.

Rejetant la couleur verte, la feuille digère les autres fréquences (les visibles et le reste) et fabrique en étroite collaboration avec le sol humide toute la structure qui lui permet : de survivre à la nuit, de survivre au vent, de survivre à la sécheresse, de survivre à l'hiver, de survivre aux animaux affamés, et peut-être plus encore : survivre à l'homme.

Survivre à la nuit.

L'arbre inscrit en son tronc tout ce qu'il reçoit. L'examen d'un tronc coupé nous donne l'image de ce qu'il était à chaque moment de sa vie. Il consigne, tel un disque dur d'ordinateur chaque événement. On nous a enseigné à retrouver son âge en comptant les cernes concentriques de puis le coeur jusqu'à l'écorce.

Il va de soi qu'en hiver, démuni de ses feuilles, il ne fabrique presque rien, et le ralentissement de la sève y est bien visible, alors que le printemps et l'été est marqué par une forte croissance.

C'est cette différence entre l'hiver et l'été qui permet de compter les années, et même de retrouver quelles ont été les années sèches et les années humides...

Et sur certaines espèces à la pousse rapide, on distingue les cernes intermédiaires qui correspondent à la lune. Certains frênes des bords de rivière donnent ce renseignement : des faisceaux intermédiaires apparaissent entre les grands faisceaux annuels. Et ainsi de suite : chaque jour nouveau imprime à la sève un élan nouveau qui se matérialise par un peu plus de bois élaboré. Absorbant pour cela le gaz carbonique de l'air et rejetant de l'oxygène neuf.

Et chaque nuit, l'arbre inverse son cycle gazeux : il absorbe l'oxygène au lieu de le produire, et il produit du gaz carbonique au lieu de le consommer. Pourquoi : parce qu'il n'y a plus de lumière, qu'une certaine force vibrante n'opère plus.


Survivre au vent.

Mais reprenons vers le début de l'arbre. Il est tout jeune, fraîchement sorti de terre, agrippé par ses quelques radicelles à un sol plein de ressources, brandissant fièrement ses deux premières feuilles vertes. Et voilà que le vent se met à souffler.
Les arbres réagissent tous au vent en fonction de leur taille : les petits se plient et tremblent en retour, les grands se plient et bougent avec lenteur. Mais ce qui se passe dans la partie visible n'est que le résultat de ce que les racines transmettent au tronc : le vent fait levier sur le tronc et les feuilles, tendant à arracher les racines qui se retrouvent à soulever les cailloux sous les quelles elles se sont engagées. Le petit arbre soulève de tous petits cailloux, et le grand arbre soulève de gros cailloux.

Ainsi se fait le chemin des racines vers les profondeurs. Sans vent, les racines resteraient en surface. C'est le cas des arbres venus en plantation serrée : si la lisière vient à manquer, ils tombent à la moindre tempête. L'arbre isolé a subi le vent de toutes les directions et son réseau racinaire est puissant et profond dans toutes les directions.

Survivre à la sécheresse

Les racines recherchent la fraîcheur humide du sol. La force donnée par le vent permet de frayer le chemin au milieu des obstacles. Petit à petit ce travail souterrain établit un microcosme composé des racines et de tout un réseau annexe qui a pour but de rendre le sous sol spongieux.

C'est donc la présence de l'arbre qui permet au sol de devenir un réservoir d'eau qui fonctionne à la manière d'une éponge : une fois gavé d'eau, il suinte et donne naissance à des sources.

En fonction de l'étendue du manteau forestier, les sources sont nombreuses et ont un débit régulier.

Lorsque des arbres sont coupés, ce microcosme disparaît et il ne reste que le sol minéral qui ne peut pas retenir l'eau de la pluie : les sources disparaissent et ainsi commence un désert.

Survivre c'est vivre.

Quoi qu'il en soit, l'arbre vit. Il utilise tout pour être : le vent, la pluie, le sol, la lumière, l'air. Et il se façonne la possibilité de se pérenniser en générant sa propre semence.
Les étapes à passer pour y parvenir sont lentes. Du stade de la graine fraîche à celui de l'arbre adulte, les animaux s'en nourrissent, de la fourmi aux oiseaux et de l'écureuil aux grands ruminants

Certaines espèces mettent vingt ans pour devenir productifs à leur tour.

La surabondance «sait» l'appétit naturel des prédateurs et prévoit d'énormes quantités qui peuvent mener à terme le but ultime de la reproduction.

L'élaboration de la semence commence par la floraison. Il s'agit d'utiliser le patrimoine génétique du sujet pour l'offrir à la collectivité. En retour, le sujet accepte une partie du patrimoine d'autres sujets de cette collectivité. Cet échange, principalement mené par les insectes, mais aussi par le vent et l'air s'opère dans le secret des saveurs et des parfums.

La fleur est l'ultime prestation de la plante. Sa forme et ses couleurs témoignent de la nature profondément subtile de la vie. A la fois aboutissement et préambule, la fleur est la partie visible de l'harmonie interne.

Chaque plante possède sa propre façon de transformer la lumière qu'elle reçoit. Tout au long du processus de croissance, cette transformation s'opère de façon interne. Puis vient la floraison pendant laquelle la plante manifeste ouvertement ce qu'elle ressent en présence de lumière. Elle le fait en exprimant formellement la vibration qui l'anime. La forme de la fleur n'exprime cependant pas seulement la nature vibratoire en jeu dans le processus de vie de la plante, mais aussi une joie, à la façon dansante dont cette forme se révèle, toute en courbes gracieuses.

L'homme a vu dans la floraison l'expression féminine de la vie. Curieuse méprise puisque le rôle d'une fleur est de produire la semence. Mais alors où est situé ce principe féminin ? Lorsque la graine est prête, c'est le sol qui l'accueille et c'est sur ce sol que va s'effectuer la germination.

Le sol, l'humus, la terre, des mots pour désigner le lieu de la transformation par excellence : c'est ici qu'est retenue l'eau qui va permettre à la graine de redevenir plante.

Et c'est ici que tout se joue : ici réside le mystère de la vie. La germination est un secret. Une rencontre entre un potentiel vivant et l'eau. Chacun de nous a fait cette expérience avec quelques graines et du coton imbibé d'eau.

La germination c'est aussi simple que ça.

Mais que fait réellement l'eau ? Quel signal le germe attend-t'il pour entrer en action ?






De la relativité.





Prétentieux, de vouloir parler de la relativité ? Je ne le pense pas. J'ai lu voici quelques années ce petit ouvrage de ce bon Albert et je m'en suis trouvé tout content. Il l'a dédié à tous ceux qui, non scientifiques, peuvent en faire un usage large. Et j'en suis.

J'ai longtemps cru à des notions par habitude sociale, et la société qui les colportait, et les colporte encore, est à forte tendance religieuse. Même si on pense s'être éloigné d'un dogme ou de ceux qui le diffusent, il reste que l'esprit s'en est imprégné suffisamment jeune pour n'en sortir qu'au prix d'une ascèse quasi quotidienne. Ainsi bien des personnes de notre société civile colportent avec eux des notions dont les racines ne sont pas différentes que les religions dont ils sont issus.

Il suffit de regarder un calendrier pour s'en rendre compte et puis d'écouter parler autour de soi.

On fête ainsi des événements religieux, dont personne ne connaît plus le sens ni l'origine, on nomme et on emploie des expressions qui arrivent tout droit de la nuit des temps où tout était lié à des symboles et toutes les religions ont usé de ces symboles.

Je me suis intéressé aussi aux mathématiques, peut être plus en touriste qu'autre chose, mais en tout cas je crois avoir été un touriste intéressé par l'art de ceux qui ont su douter du réel assez profondément pour en faire surgir de nouvelles façons de l'aborder (les imaginaires entre autres).

Et j'ai buté sur deux choses : la lumière et l'eau.

J'aurai pu buter sur quelque chose de solide, non, ces deux notions ont inondé ma curiosité et c'est autour de ces deux choses que ma réflexion s'exerce.

Je vis sur une planète bleue. Le bleu est la couleur due à la présence de l'eau sur terre. Et la couleur est évidemment liée au phénomène lumineux.

Or si bleue qu'elle puisse paraître de l'espace, l'eau n'a pas la particularité d'être bleue. On la définit comme incolore (inodore et sans saveur : les lâches !) et c'est là sa vraie couleur. Si je me rappelle bien l'histoire de la couleur je dois en conclure que l'eau absorbe intégralement le rayonnement lumineux. Alors que les feuilles d'un arbre, ou toute forme de végétation absorbent tout le rayonnement excepté la couleur verte (ou bien le mélange des bleus et des jaunes, ce qui revient au même). Mais en ce qui concerne l'eau, il n'y a aucun rejet vibratoire, sauf ce que l'on constate sur une surface un peu agitée par le vent : en fonction de l'angle que fait le rayon lumineux avec l'eau, il y a un total refus d'absorption de la lumière et le rayonnement solaire se reflète.

C'est ce qui occasionne les coups de soleil en bordure de mer. Mais au delà de ces considérations balnéaires, il se produit dans l'eau quelque chose qui doit s'apparenter à la photosynthèse du monde végétal. L'eau n'est pas un support neutre inventé pour quelques chimistes en mal d'expériences simplifiées. Elle est le principal acteur de tout ce que nous nommons vie . Et je la soupçonne de plus d'un tour de magie.

A commencer par son rôle dans la germination.

Lorsque nous apprenons que notre organisme est constitué d'eau à quatre-vingt ou quatre-vingt-dix pour cent, bien sûr, nous tombons de haut, car nous avons cru, et nous croirons longtemps en notre solidité, et toute cette eau ne nous arrange pourtant pas à nous renforcer dans cette croyance de solidité.

Pourtant c'est bien là une réalité incontournable : chaque cellule est constituée principalement d'eau.

Et notre sang existe parce que l'eau existe, et ainsi de suite pour toutes nos humeurs. Et nous buvons et savons que tout support liquide comestible est à base d'eau.

Revenons maintenant à ce qui me guide : la lumière imprègne l'eau. Or qu'arriverait-il si l'eau ne recevait plus de lumière ? Quelqu'un s'est-il jamais posé cette question ? Jacques Benveniste a tenté de montrer par ses expériences sur la mémoire de l'eau que l'homéopathie n'était pas une supercherie comme le disent certains spécialistes de la médecine officielle. D'autres scientifiques se sont acharnés à prouver que Benveniste avait tort.

Les bienheureux.

Comment créer les conditions d'expérience favorables pour prouver une chose qui préexiste à toute expérience ou même à toute idée d'expérience ?

Sans eau, évidemment pas d'expérience du tout puisque pas de vie. Pas de vie pas de pensée pas de pensée pas de question pas de question pas d'expérience.

Question : lorsque le rayon lumineux pénètre l'eau, que se passe t'il en vrai ?

L'eau tranquille ne fait-elle que se réchauffer ? Pour le bonheur de ceux qui s'y plongent et ressortent juste pour dire : elle est bonne, allez-y ?

Je vois beaucoup plus que ce simple effet thermique. J'y trouve même la réponse à mes questions à propos de la germination. Voilà comment :

La lumière n'est pas une substance inerte prévue par un promoteur de camps de vacances. Elle vibre de multiples façons et voyage a la vitesse qui porte son nom : la vitesse de la lumière.

Je rappelle au passage que cette vitesse est de 300 000 kilomètres par seconde et qu'à cette vitesse la notion de temps, d'après ce cher Albert, a du mal avec les horloges terrestres. A cette vitesse le temps est tellement dilaté qu'une seconde dure une éternité. Quand à la masse d'une particule embarquée , celle ci diminue au point de ne plus exister.

Des phénomènes à peine imaginables se pointent en un temps record. Ainsi notre internet qui met la planète en ligne au niveau des idées, des images, des échanges bancaires etc... passait pour de l'utopie quelques années avant qu'on en constate l'expansion incontrôlable. Et ce genre de progrès ne peut pas nous faire oublier que nous nous servons des propriétés de la lumière ou de certaines de ses applications avec beaucoup de brio c'est vrai, mais que nous n'atteignons pas le réel potentiel qui existe dans la fonction première de la lumière. Et que je tente de mettre en scène ici, dans ces lignes.

Petite parenthèse opportune sur ce simple fait : lorsque « je » parle, c'est une partie de mon être qui le fait, de même lorsque je pense. Lorsque je dors et que mes cellules se remettent en ordre, ou lorsque poussent mes cheveux, que mon sang circule, lorsque je digère, est-ce ce «je» qui agit ? Qui agit ? «je» est conscient d'un temps à une échelle mesurable en heures, minutes et secondes.

A quelle échelle de temps ma conscience cellulaire évolue-t'elle ?

Peut-être bien à l'échelle où gravitent les particules élémentaires qui me composent : vitesse avoisinant celle de la lumière, et dont le langage est bien éloigné de ma conscience de surface qu'exprime mon «je» habitué à prendre tout son temps pour se réveiller et décider et se tromper, et recommencer. Mes cellules savent se répliquer en une nuit en accomplissant une prouesse comparable à ce que serait la réplique exacte d'une ville industrielle de 200.000 habitants . Dans le temps où «je» dors. Chaque cellule ne dépendant pas de «ma» volonté, qui suis-je ?

Il est tout à fait possible que la lumière qui nous vient du soleil (ou de quelque étoile que ce soit) nous fasse parvenir une kyrielle de notions, de matière, d'outils de gestion du réel... On peut tout imaginer (et même l'imagination a peut être sa source dans ce phénomène... on parle bien d'idées lumineuses !) on a le temps, et peut-être même lui nous parvient-il par ce même chemin.

L'arbre incarne le temps dans les cernes de son bois et transmet son message décrypté avec soin par l'intermédiaire de l'appareil digestif de ceux qui le mangent.

Le temps n'existerait-il que dans la conscience de l'homme terrestre ? C'est une de mes questions favorites. Je vais examiner de plus près ce que l'on nomme temps. Lorsqu'il parle de la vitesse de la lumière (vitesse limite : 300 000 km/s), Einstein nous montre que le temps est tellement dilaté qu'il tend à être un présent continu, la seconde dure infiniment.

Alors que sur notre planète, en dehors de toute considération relativiste, le temps est tout à fait cohérent : un an par tour autour du soleil, un jour par rotation complète de la planète autour d'elle même, une heure par vingt-quatrième de jour, etc, jusqu'aux petites secondes qui cliquètent, toujours impatientes de voir arriver la suivante parce que, on ne sait jamais ce qui peut arriver, et c'est vrai qu'en fin de compte, bien des choses arrivent dans ce foutu temps.

Et bien l'eau, tout cela elle le sait, elle s'en sert jour après jour, elle collecte tout un tas d'informations qu'elle décrypte, analyse et stocke et c'est ce qui lui donne le pouvoir de rendre à chaque graine son pouvoir d'exister. A chaque cellule son pouvoir de gérer une parcelle de l'organisme dont elle dépend.

Le simple code inscrit dans la graine ou dans la cellule ne suffit pas à tout expliquer. Une graine peut subsister des siècles sans se modifier pourvu qu'elle reste sèche.

Elle vit un genre de sommeil profond. C'est l'eau qui parvient à l'éveiller. La graine reçoit le message de l'eau et consent à vibrer à nouveau. Son mode vibratoire lui appartient, mais c'est l'eau qui le met en danse.